Les dessous de l’affaire Muriel Pénicaud

L’affaire Pénicaud illustre un comportement courant des partis politiques. Il s’agit d’abattre politiquement un adversaire en ruinant sa réputation.

 Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose.

 Ici, il ne s’agit pas de calomnie. L’attaque est plus subtile, on instrumentalise la vérité pour faire croire que Madame Muriel Pénicaud fait partie des riches qui méprisent les travailleurs et qui s’en foutent plein les poches. En tant que DRH madame Pénicaud aurait pris une part dans le licenciement de 900 salariés, dans le but d’encaisser une belle plus-value en revendant, ses stock options.

Cette idée fait mouche. Elle a convaincu un certain nombre de français, qui seront appelés à manifester, dans la rue, à l’automne.

 La presse n’est pas en reste, elle en rajoute. L’émission, C’est dans l’air, de France 5 titre, le 28 Juillet 2017 : Loi du Travail Pénicaud dans la tourmente, ce qui laisse entendre que madame Pénicaud sera handicapée pour présenter la loi travail parce qu’elle a quelque chose à se reprocher.

Je ne critique pas le parti communiste. J’ai à l’esprit les attaques d’une très grande bassesse dont Madame Weil a fait l’objet. Ces attaques venaient de la droite.

 Revenons à l’affaire qui nous intéresse. Les stocks options sont utilisées pour rémunérer le personnel d’une entreprise. En France, les dirigeants en sont les principaux bénéficiaires.

Si le cours de l’action émise par l’entreprise chute, les stocks options perdent leur valeur.

Il existe une excellente étude sur ce sujet ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Stock_option).

 

Muriel Pénicaud a utilisé ses stocks options en respectant les obligations légales. Elle n’a pas fait l’objet d’une plainte, le plaignant se serait ridiculisé.

 

La malhonnêteté consiste à suggérer l’idée qu’elle est à l’origine du licenciement du personnel de Danone, dans le but de réaliser une belle plus-value.

 

Madame Pénicaud est une personne compétente et expérimentée. Elle connaît ses dossiers. Elle sait parler aux syndicats. C’est une pièce maîtresse du dispositif, mis en place par le Président de la République, pour mener à bien les réformes qu’il a annoncées, pendant la campagne électorale. Attaquer Madame P est une manière de faire obstacle aux réformes.

 Là, où on attend des discussions, on a recours à des attaques personnelles. Pauvre démocratie !

 

La moralité de cette histoire, est la facilité avec laquelle, il est possible de nous manipuler.

La télévision, internet, les réseaux sociaux et les journaux nous conditionnent. Nous captons les idées au vol, sans prendre un instant pour réfléchir. On nous dit que Madame Pénicaud a mal agi, cela devient une évidence. Haro sur Madame Pénicaud.

 

Le temps est peut-être venu de nous réveiller et de penser par nous mêmes.

 

Nous jugerons Madame Pénicaud sur ses résultats.

 

Collonges-au-Mont-d’Or, le 30 Juillet 2017