Fillon contre Fillon


Cet article nous offre l’occasion de pointer du doigt une évidence : la plupart des hommes politiques ne connaissent pas la France laborieuse, rares sont ceux qui savent lui parler.


Fillon-le-vieux

Le Fillon que nous connaissons est Fillon-le-vieux. Son histoire est archie connue, Il a défendu sa cause, lamentablement, en passant, des boules puantes, à la mise en cause du Président Hollande. Il a tout essayé. Quand on lui parle de ses costumes, il répond, et après ! Il envisage froidement de supprimer 500 000 fonctionnaires, là, où une personne humaine dirait, qu’elle va restructurer la fonction publique, en créant des postes là où il y a un besoin et, ne renouvellera pas les postes en surnombre. Il est perçu comme un homme d’argent, insensible à la détresse humaine.Aujourd’hui, une frange entière de la population française ne le supporte plus, elle se sent humiliée et méprisée.

Tirer sur Fillon-le-vieux c’est tirer sur une ambulance.

Le fossé

Le cas Fillon révèle l’existence d’un fossé qui continue à se creuser, entre une grande majorité de la classe politique et la France profonde. Cette incompréhension est abyssale.

La France profonde est constituée de tous ceux qui :

- travaillent le jour, la nuit les week-ends, beaucoup sont des smicards

- peinent pour gagner de quoi faire vivre leur famille : les ouvriers, les caissières des grands magasins, les chômeurs, les paysans, les marins ; les cadres et les fonctionnaires consciencieux qui aiment leur métier.

Ce qui soude cette France, c’est l’honnêteté, le respect de l’autre, le courage.
La France profonde est allergique aux combines et à tout ce qui passe pour être malhonnête.

Fillon-le-vieux a une connaissance livresque de cette France. S’il l’avait connue en profondeur, il n’aurait pas avoué des erreurs, un peu rapidement, d’une manière légère qui a exacerbé tous ceux qui se sentent humiliés et qui sont bien décidés à ne pas lui donner leur vote.

Fillon-le-nouveau peut détrôner Fillon-le-vieux

  •  Pour cela, il devrait commencer par faire un sérieux effort pour comprendre la France profonde. Il part de loin, ce sera difficile.
  •  Il devrait intervenir, à la télévision, à une heure de grande écoute, pour présenter le nouveau Fillon, en expliquant la démarche qui lui a permis de  mieux comprendre tous les français.
  • Il devrait demander à être pardonné, non pas du bout des lèvres, mais avec ses tripes. Cet acte de repentance n’est pas une humiliation c’est un        acte qui demande de l’intelligence et du courage.
  •  pour terminer, il devrait prendre l’engagement, d’imposer la transparence au niveau de l’appareil de l’Etat. Il pourrait proposer le modèle suédois. En Suède les citoyens peuvent vérifier les dépenses de leur élus, ils ont accès à leurs comptes. Le contrôle des dépenses de l’argent publique par les citoyens n’est donc pas antidémocratique. Les élus suédois n’ont pas demandé l’abolition de ce contrôle.

Fillon-le-nouveau arrivera-t-il à détrôner Fillon-le-vieux ?

Les jours qui viennent apporteront la réponse.

  • - Si Fillon-le-vieux ne mesure pas l’importance des démarches qui s’imposent, il lui manquera peut-être des voix, celles qui font pencher un résultat, d’un côté ou de l’autre.
  • - S’il est élu, les français qui se sentent humiliés, participeront pour la plupart, à toutes les manifestations hostiles au pouvoir.
  • - En revanche Fillon-le-nouveau augmentera son capital de sympathie ; Il en a bien besoin.

Le Président est un homme comme les autres, ce n'est pas un homme providentiel. Il est investi des plus haute fonctions de l’État. Il est légitime de lui imposer des obligations.

On va voter.

L'élection présidentielle est proche. L'actualité se focalise sur l'événement. Le spectacle qui nous est offert est désastreux.La pression est forte pour nous inciter à aller voter. Voter oui mais pour qui ?

Premier pas

Bonjour à toutes et à tous,

Ne laissons pas aux autres le soin de résoudre nos problèmes.

Regardons le spectacle lamentable que nous offrent nos politiques. C'est la débâcle, le sauf-qui-peut

les élus ne savent plus vers quel parti aller. Ils sont angoissés à l'idée de ne pas être réélus.

Voter ou non, ne change rien.