Vous allez voter. Connaissez-vous les candidats locaux. Au risque de me tromper, je suppose que vous ne les avez jamais rencontrés, et que vous ne les connaissez pas. Vous recevrez, quelques jours avant le vote, des déclarations d’intention ; dans la plupart des cas, elles constitueront vos seules informations.

Les principaux critères de choix

Le parcours des candidats

La majorité des candidats fait de la politique pour en vivre, ce sont des carriéristes. Est-ce préjudiciable à un activité d’élu ? Parmi eux, il y a des personnes compétentes. La moindre des choses est de demander à un futur législateur d’avoir une expérience de la société. L’a-t-il ? On peut en douter quand les candidats n’ont jamais travaillé dans le secteur privé.

Quand ils ont fait des études brillantes et se sont immédiatement consacré à la politique, ils n’ont pas l’expérience du monde du travail ni de la société.

L’appartenance politique

Voter pour le parti du candidat soulève un problème. La droite et la gauche se sont discréditées

et nous ont déçus. Les partis sont en pleine décomposition. L’appartenance à un parti classique

ou non, n’est pas, aujourd’hui, une référence.

A ce jour, les jeux sont faits, nous avons un nouveau Président. Il inspire de l’espoir pour certains, de la méfiance pour d’autres. La question est : voulons-nous lui permettre d’appliquer son programme ? si c’est le cas, nous pouvons voter pour son candidat, en oubliant les autres critères.

Les critères secondaires

Contacts personnels

J’ai rencontré, à plusieurs reprises, mon député. Il m’a toujours reçu chaleureusement. Il m’a écouté et a pris des notes. Quelque temps après, j’ai reçu une lettre en provenance de l’Assemblée Nationale, m’indiquant qu’il avait fait suivre ma demande. Moralité de l’histoire je n’ai rien obtenu et je ne connais pas mon député.

Le sexe

Écarter une candidate, parce qu’elle est une femme, est une bêtise ; à l’inverse, voter pour elle uniquement parce qu’elle est une femme ou parce qu’elle est belle est aussi absurde. On doit prendre en compte ses compétences.

Voter pour un homme parce que c’est un brave type ( Jacques Chirac) ou parce qu’il est beau, est une ânerie.

L’Europe

Nos Présidents successifs n’ont rien fait pour l’Europe. Ils n’ont pas contribué à la mise en place d’une véritable gouvernance européenne. Ils ont permis son élargissement débridé. Ils ont acceptés que pour les votes importants, un seul Etat puisse s’opposer à l’adoption d’une loi, ce qui condamne l’Europe à l’immobilisme. Lorsqu’ils rencontrent une difficulté intérieure, «  c’est la faute à l’Europe ».

Les jeunes générations veulent plus d’Europe.

Conclusion

A ce jour, les jeux sont faits, nous avons un nouveau Président. Il inspire de l’espoir pour certains, de la méfiance pour d’autres. La question est : veut-on lui permettre d’appliquer son programme ? si c’est le cas, on peut voter pour son candidat, en oubliant les autres critères.

C’est un pari sur l’avenir. Nul n’est pas obligé d’épouser ce point de vue.

Ode à la pédagogie


Monsieur le Président, votre nomination fait naître autant d’espoirs que de craintes. Beaucoup de français ne vous connaissent pas. Vous voulez rassembler et réformer. Cela est possible, à la condition, de recourir à la pédagogie.


C’est au peuple français que vous devez rendre des comptes. Le président Roosevelt s’est adressé, au peuple américain, à la radio, une heure par semaine. Il a expliqué en prenant du temps, en termes compréhensibles par tous, ses projets et ses décisions.


Vos explications donneront le sentiment que vous vous intéressez à tout un chacun ; même ceux, qui ne les comprendront pas, seront satisfaits. Il y aura moins de malentendus. Les français seront moins impatients, ils donneront raisonnablement du temps au temps. Vous serez moins diabolisé. Il y aura moins de monde dans les manifestations de rue.


Parler aux français est urgent, ne perdez pas de temps, faites de la pédagogie dès aujourd’hui.


Monsieur le Président, de la pédagogie, de la pédagogie et encore de la pédagogie.

François Fillon n’a pas compris la France Profonde, il n’est pas le seul . Il partage cette ignorance avec l’ensemble du personnel politique.


La France profonde est enracinée dans toutes les classes de la société. Elle est allergique aux combines et à tout ce qui passe pour être malhonnête. Elle ne comprends pas qu’on puisse s’enrichir en exploitant des dispositions légales. Quand elle est blessée, la blessure est généralement profonde. Elle n’accepte pas les excuses conventionnelles prononcées du bout des lèvres


J’ai tenté de faire comprendre aux LR que La France profonde ne voterait pas pour François Fillon s’il continuait à l’ignorer.


J’ai adressé à tous les députés LR un message intitulé :

Sauver le soldat Fillon

Pour sauver le parti LR, il faudra convaincre François Fillon.

Obtenir le vote des électeurs déçus est encore possible.

lire

http://grainamoudre.fr/index.php/le-blog/


L’essentiel du message est le suivant. Pour que François Fillon puisse retrouver les votes des français déçus:

  •  il devrait commencer par faire un sérieux effort pour comprendre la France profonde. Il part de loin, ce sera difficile.
  •  Il devrait intervenir, à la télévision, à une heure de grande écoute, pour présenter le nouveau Fillon, en expliquant la démarche qui lui a permis de  mieux comprendre tous les français.

  • Il devrait demander à être pardonné, non pas du bout des lèvres, mais avec ses tripes. Cet acte de repentance n’est pas une humiliation c’est un        acte qui demande de l’intelligence et du courage.

  •  pour terminer, il devrait prendre l’engagement, d’imposer la transparence au niveau de l’appareil de l’Etat. Il pourrait proposer le modèle suédois. En Suède les citoyens peuvent vérifier les dépenses de leurs élus, ils ont accès à leurs comptes. Le contrôle des dépenses de l’argent publique par les citoyens n’est donc pas antidémocratique. Les élus suédois n’ont pas demandé l’abolition de ce contrôle.

Le message n’a pas été reçu, la sanction méritée ne s’est pas fait attendre.


Les députés qui n’ont pas su éviter un échec cinglant vont tout faire pour être réélus

Fillon contre Fillon


Cet article nous offre l’occasion de pointer du doigt une évidence : la plupart des hommes politiques ne connaissent pas la France laborieuse, rares sont ceux qui savent lui parler.


Fillon-le-vieux

Le Fillon que nous connaissons est Fillon-le-vieux. Son histoire est archie connue, Il a défendu sa cause, lamentablement, en passant, des boules puantes, à la mise en cause du Président Hollande. Il a tout essayé. Quand on lui parle de ses costumes, il répond, et après ! Il envisage froidement de supprimer 500 000 fonctionnaires, là, où une personne humaine dirait, qu’elle va restructurer la fonction publique, en créant des postes là où il y a un besoin et, ne renouvellera pas les postes en surnombre. Il est perçu comme un homme d’argent, insensible à la détresse humaine.Aujourd’hui, une frange entière de la population française ne le supporte plus, elle se sent humiliée et méprisée.

Tirer sur Fillon-le-vieux c’est tirer sur une ambulance.

Le fossé

Le cas Fillon révèle l’existence d’un fossé qui continue à se creuser, entre une grande majorité de la classe politique et la France profonde. Cette incompréhension est abyssale.

La France profonde est constituée de tous ceux qui :

- travaillent le jour, la nuit les week-ends, beaucoup sont des smicards

- peinent pour gagner de quoi faire vivre leur famille : les ouvriers, les caissières des grands magasins, les chômeurs, les paysans, les marins ; les cadres et les fonctionnaires consciencieux qui aiment leur métier.

Ce qui soude cette France, c’est l’honnêteté, le respect de l’autre, le courage.
La France profonde est allergique aux combines et à tout ce qui passe pour être malhonnête.

Fillon-le-vieux a une connaissance livresque de cette France. S’il l’avait connue en profondeur, il n’aurait pas avoué des erreurs, un peu rapidement, d’une manière légère qui a exacerbé tous ceux qui se sentent humiliés et qui sont bien décidés à ne pas lui donner leur vote.

Fillon-le-nouveau peut détrôner Fillon-le-vieux

  •  Pour cela, il devrait commencer par faire un sérieux effort pour comprendre la France profonde. Il part de loin, ce sera difficile.
  •  Il devrait intervenir, à la télévision, à une heure de grande écoute, pour présenter le nouveau Fillon, en expliquant la démarche qui lui a permis de  mieux comprendre tous les français.
  • Il devrait demander à être pardonné, non pas du bout des lèvres, mais avec ses tripes. Cet acte de repentance n’est pas une humiliation c’est un        acte qui demande de l’intelligence et du courage.
  •  pour terminer, il devrait prendre l’engagement, d’imposer la transparence au niveau de l’appareil de l’Etat. Il pourrait proposer le modèle suédois. En Suède les citoyens peuvent vérifier les dépenses de leur élus, ils ont accès à leurs comptes. Le contrôle des dépenses de l’argent publique par les citoyens n’est donc pas antidémocratique. Les élus suédois n’ont pas demandé l’abolition de ce contrôle.

Fillon-le-nouveau arrivera-t-il à détrôner Fillon-le-vieux ?

Les jours qui viennent apporteront la réponse.

  • - Si Fillon-le-vieux ne mesure pas l’importance des démarches qui s’imposent, il lui manquera peut-être des voix, celles qui font pencher un résultat, d’un côté ou de l’autre.
  • - S’il est élu, les français qui se sentent humiliés, participeront pour la plupart, à toutes les manifestations hostiles au pouvoir.
  • - En revanche Fillon-le-nouveau augmentera son capital de sympathie ; Il en a bien besoin.

Le Président est un homme comme les autres, ce n'est pas un homme providentiel. Il est investi des plus haute fonctions de l’État. Il est légitime de lui imposer des obligations.

On va voter.

L'élection présidentielle est proche. L'actualité se focalise sur l'événement. Le spectacle qui nous est offert est désastreux.La pression est forte pour nous inciter à aller voter. Voter oui mais pour qui ?